Le devenir des utilisateurs de l'intelligence artificielle générative

Publié le 7 août 2026 à 06:26

Quel devenir pour les utilisateurs de l’intelligence artificielle générative ?

 Avertissement ***

Ce que j’écris ici est le fruit de mes observations, réflexions et analyses, de nombreuses discussions, de mes recherches, mais aussi de mes ressentis et de mon discernement qui me sont propres.

Je ne prétends pas détenir la vérité si ce n’est, la mienne, qui m’est tout à fait personnelle et qui est en constante évolution.

Permettez-moi de vous encourager à douter de mon contenu comme de n’importe quel autre contenu d’ailleurs.

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Selon Wikipédia, l’intelligence artificielle générative ou IAg est un type de système d’intelligence artificielle capable de générer du texte, des images, des vidéos ou d’autres médias en réponse à des requêtes ( aussi appelées prompts en anglais). Chat GPT et Grok sont des exemples d’IAg.

Il y’a encore quelques mois on ne connaissait pas chat GPT. Aujourd’hui, nous sommes des milliers et même plus à l’utiliser quotidiennement. On nous a offert cet outil sans aucune recommandation ni mode d’emploi. Certains se sont accaparés ce joli joujou en l’essayant dans tous les sens mais sans se demander qui leur avait fait ce généreux cadeau et pourquoi.

Connais-ton seulement les intentions de ceux qui nous ont donné l’IAg gratuitement entre les mains ? Vous savez ce qu’on dit: « quand c’est gratuit c’est que nous sommes le produit ». Alors, comment sommes-nous utilisés cette fois-ci ?

Il y’a pleins de sujets qui m’interpellent et me passionnent et dont je vais parler dans les articles suivants mais il me semblait important de commencer par celui de l’intelligence artificielle générative (IAg). Pourquoi ? Tout simplement car c’est un sujet très actuel sur lequel nous n’avons pas de recul. De ce fait, il me semble important d’en parler et d’y mettre de la conscience. Des milliers voir des millions de gens utilisent un outil sans avoir réfléchi aux conséquences sur leur psyché, sur leur santé, bref, sur tout leur être et sur la société ! Pour toutes ces raisons, je vais partager mon point de vue sur l’IAg et je vous invite à en faire de même en commentaire.

Les utilisateurs de l’intelligence artificielle générative: mes observations

Il y’aurait tant à dire sur l’intélligence artificielle générative. Je vais me contenter de vous partager ici les points qui me semblent clefs ou en tout cas qui sont, à ce jour, les plus visibles pour moi.

J’observe le comportement des individus vis à vis de l’utilisation de l’IAg (chat GPT, Grok…) depuis sont entrée dans la sphère publique avec beaucoup d’attention. Les premiers mois quand on me parlait de chat GPT et de ses acolytes, j’exprimais de la tristesse et de la colère mêlées à une densité de mots inintelligibles. Pourquoi ? Car, contrairement à mon interlocuteur, je pressentais déjà les effets destructeurs à long terme de l’introduction de l’IAg dans nos vies. Ces alertes que je pressentais sont sans doute dûes à mon parcours d’ingénieur biomédical et d’entrepreneur. Un dispositif biomédical correspond à tout instrument, appareil, équipement, matière, produit (à l’exception des produits d’origine humaine), y compris les accessoires et logiciels, utilisé seul ou en association, à des fins médicales chez l’homme, et dont l’action principale voulue n’est pas obtenue par des moyens pharmacologiques, immunologiques ou métaboliques. On peut citer par exemple les pacemaker, les prothèses, les seringues, les scanners … Etudiante, j’ai également travaillé sur un implant qui permettait de restaurer la fonctionnalité de marche chez des paralysés, un logiciel pour aider les patients à gérer leur prise médicamenteuse et sur la radiothérapie intraopératoire pour guérir le cancer du sein. Une fois diplomée, j’ai travaillé pour une entreprise innovante qui concevait un robot pour les enfants autistes, une startup qui développait une caméra pour prendre des photos du corps humain et les reconstruire en 3D ainsi que pour une entreprise qui concevait des logiciels qui permettaient aux professionnels de la santé et de leurs patients d’échanger des données de santé par le biais d’une plateforme en ligne. Par la suite, j’ai lancé un projet qui aidait les concepteurs de site internet à les rendre davantage accessibles pour des personnes en situation de handicap. Bref, j’ai eu l’occasion de baigner dans le milieu du marché des dispositifs biomédicaux. J’ai découvert les différents acteurs, les jeux de pouvoir, les défaillances et les intentions rééls des concepteurs de ce système. Je me suis beaucoup questionnée sur l’éthique de ces différentes démarches et les valeurs défendues. J’ai bien vite compris que tout n’était pas rose dans ce milieu et que rare, très rare, étaient les entrepreneurs qui oeuvraient avant tout pour le bien de leurs utilisateurs.

Alors, quand j’ai vu l’IAg débarquer du jour au lendemain, j’ai voulu alerter les personnes qui venaient me parler de ce sujet. Dépassée par mes émotions et ma sensibilité, mon raisonnement partait dans tous les sens. De cette façon, je ne pouvais rien transmettre de pertinent et de compréhensible à personne. 

C’est ainsi que j’ai commencé à m’intéresser profondément à ce sujet et surtout à prendre de la hauteur mes émotions. J’ai observé avec beaucoup d’attention leurs utilisateurs notamment en ce qui concerne:

  • L’utilisation qu’ils font de l’IAg
  • Le positionnement des utilisateurs face à l’IAg
  • L’évolution de vie personnelle des utilisateurs de l’IAg

Je précise, et, c’est important, que les utilisateurs que j’ai observé sont dans la quasi majorité des personnes qui sont au courant et alertent sur beaucoup de sujets liés par exemple à prendre soin de son alimentation et de son corps, prendre soin de sa santé physique, faire une démarche de travail sur soi mais aussi d’aller vers une autonomie et une souveraineté personnelle. La plus part de ces personnes, par exemple, ont refusé l’injection de la dernière pandémie et elles n’hésitent pas à remettre en question ce qui est véhiculé par les médias grands publics. Ces personnes sont donc à même de prendre du recul, de mener une réflexion et de se remettre en question.

Fort est de constater, qu’aujourd’hui, je remarque une redondance dans l’utilisation de l’IAg par ses utilisateurs ainsi que dans leur positionnement et dans l’évolution de leur vie personnelle. Je vais maintenant aborder chacun de ces trois points.

L’utilisation de l’IAg par ses utilisateurs

La mort de notre créativité ?

J’ai remarqué que les utilisateurs de l’IAg quand il le découvrent, vont d’abord prendre en main cet outil dans un domaine spécialisé de leur vie, souvent lié à leur activité professionnelle. Ils l’utilisent avec assez de neutralité comme ils pourraient utiliser un correcteur d’orthographe automatique. L’IAg s’avère très utile pour réaliser de nombreuses tâches que nous trouvons rébarbatives comme la comptabilité par exemple.

Puis, petit à petit, l’IAg va être utilisé pour rédiger des tâches plus complexes comme la production de documents entiers que l’humain aurait créé avant par lui-même. Et bien, cette fonctionnalité créative hyper intelligente de l’humain peut passer à la trappe grâce à l’IAg. J’ai vu des utilisateurs produire des articles entiers, le contenu de leur site internet ou encore le texte de présentation de leur atelier grâce à l’IAg. Il suffit de donner des instructions à l’IAg et, en moins de deux, elle produit le matériel demandé. Quel gain de temps en effet. Mais pendant ce temps là, l’invididu n’a pas utilisé son esprit de créativité, de synthèse, de rédaction et de syntaxe. Il n’a pas mené une démarche d’introspection sur sa création. Car oui, on parle bien de la création de l’humain qui est relégué à une machine. L’humain se contente simplement d’envoyer une instruction à l’IAg puis il reçoit une réponse quasiment instannement qu’il n’a qu’a éventuellement relire et modifier. Si le résultat ne convient pas du tout, l’utilisateur n’a qu’à donner une nouvelle instruction davantage ciblée.

J'ai un exemple qui me semble bien parlant concernant la mort de la créativité grâce à l'intelligence artificielle générative. J'ai rencontré un entrepreneur alerte sur beaucoup d'incohérences et de déviances de notre système et qui cherchait à développer une activité qui lui permettrait de gagner un peu d'argent. Il a eu l'idée de créér des carnets de coloriage pour adultes avec des mandalas et de les vendre sur amazon. Quel chouette idée! J'imaginais déjà cet entrepreneur passer ses soirées à dessiner des mandalas qui seraient un jour coloriés par des hommes et des femmes. Je l'imaginais choisir son matériel pour crééer des mandalas puis faire différents tests de dessins, choisir lesquels ils selectionneraient pour son cahier de coloriage et dans quel ordre ils les placeraient. J'imaginais le cheminement de cet homme qui grâce à sa création pourrait se poser mille et une questions sur lui-même, sur le sens qu'il voulait donner à son oeuvre et sur le lien que ça créérait avec ses futurs utilisateurs. J'ai vité été calmé quand il m'a dit que c'est l'IAg qui réaliserait tout le contenu du carnet de coloriage. Ahh... en fin de compte pourquoi pas ? Ca peut-être une façon rapide de gagner de l'argent. Mais quel est le sens profond dans tout ça ? Cet être n'aspirait vraiment à rien d'autre que gagner de l'argent facilement ? Visiblement non. Et apparement ça ne lui posait aucun cas de conscience de vendre ses propres carnets de coloriages sans n'avoir visiblement rien créé. Peut-être aurait-il ajouté la mention "créé par l'intelligence artificielle générative" au début de son carnet ? Personnellement, je n'aurai pas acheté un tel carnet. Si seulement je souhaitais acheter un carnet de coloriage de mandalas alors je choisirai la création d'un être bien vivant. Ca serait certainement un peu plus cher mais la créativité de l'humain n'a pas de prix.

Vers un cerveau atrophié ?

Le cerveau est un muscle. Pour l’entretenir il faut l’utiliser régulièrement sinon il s’atrophie et il perds de ses fonctions. Par exemple, quand j’étais enfant et que je partais en voyage avec mes parents on utilisait toujours une carte routière pour se déplacer. Parfois je faisais le copilote et je me débrouillais bien. Dès ma première voiture, j’ai abandonné la carte routière pour le GPS qui était une solution de facilité. Quelques années après, je vois bien que l’utilisation du GPS a impacté ma mémoire et ma faculté à me repérer dans l’espace qui est maintenant catastrophique. Quand j’utilise le GPS, je ne calcule pas moi-même l’itinéraire. Je ne regarde pas vers quelles villes je vais passer ou quelles routes je vais prendre. En fait, je ne mène aucune reflexion. Je donne au GPS l’instruction de m’amener à tel point d’arrivé et ça s’arrête là. Mon cerveau n’est pas du tout stimulé comme quand je lisais une carte routière.

Si l’humain peut perdre ses capacités de mémorisation et de réperage dans l’espace, il peut aussi perdre ses capacités créatives. Si nous ne crééons plus rien il sera compliqué de relancer la machine. Il suffit de voir comment il est compliqué pour quelqu’un qui ne fait jamais de création artistique comme du dessin, de la peinture ou de l’écriture de créer. C’est comme s’il était rouillé. Il a beau avoir une envie de créer, quand il va se poser devant sa feuille de dessin il risque de se sentir tout bête ne voyant pas quoi faire. Quand nous n’avons pas l’habitude de créér alors ça demande un véritable effort de s’y mettre. Maintenant demandez à un artiste peintre de créer de se lancer dans une nouvelle oeuvre. Son esprit sera sans doute débordant d’idées et puis il y’a toute cette mécanique créative qui s’allumera en un moins de deux. La créativité c’est une gymnastique. Il faut l’entrenir, la nourrir et en prendre soin régulièrement.

Imaginez si demain sur la toile nous ne voyons quasiment plus que des sites internet créés par l’IAg, des contenus publiés sur les différents réseaux sociaux par l’IAg, des musiques sur Youtube créés par l’IAg… nous allons alors baigner dans un bain de contenus médias artificiels. Nous serons les consommateurs d’un monde que nous avons créé par des instructions données à une machine. Enfin est-ce nous ou la machine qui aura créé ce monde ? Ca devient difficile à discerner.

Si j’ai commencé par aborder le sujet de l’IAg par le prisme de la créativité et l’atrophiement du cerveau c’est parceque mon activité professionnelle est directement en lien avec la créativité. Je produis des oeuvres artistiques que je partage notamment sur internet et j’accompagne depuis des années les êtres dans leur démarche personnelle de création. J’ai étudié le comportement des uns et des autres par rapport à leur démarche créative et je les ai questionné: Pourquoi crééer ? Quel sens et quelle intention donner à sa création ? Quel message souhaitons-nous transmettre ? … J’ai également étudié les nombreux blocages qui les empêchent de créer ou de mener à bien leur démarche créative. Et c’est vrai que la première fois où on m’a presenté l’IAg je me suis dit instinctivement: « l’IAg, c’est la mort de la créativité et c’est aussi la mort de notre humanité ». Si j’écris cet article c’est avant tout pour transmettre mes observations et mes alertes. Je ne dis pas qu’il faille jeter l’IAg à la poubelle. Cependant, il faut certainement l’utiliser avec davantage de conscience ce qui n’est visiblement pas le cas aujourd’hui pour la plupart de ses utilisateurs.

Une communication intime avec l’IAg

Avec l’IAg on peut, entre autre, remplir des tâches rébarbatives, réaliser des créations et obtenir des réponses à n’importe quelles de nos interrogations.

Tôt ou tard, les utilisateurs de l’IAg que j’ai rencontré finiront par lui demander des conseils relationnels. Oui, vous avez bien lu, des humains vont demander à une machine des conseils en termes de communication humaine. Mais en même, n’est-ce pas tentant ? Après tout, on peut donner n’importe quelle instruction à l’IAg.

Que devrais-je faire dans cette situation avec cette personne ? Comment m’adresser à elle ? Chat GPT et ses acoltyes répondent à vos questions.

Car c’est possible, devons-nous cependant tout demander à l’IAg?

C’est là que le principe de poser des questions à l’IAg par l’intermédiaire d’une instruction est extrêmement permisieuse. L’humain est un être social et de ce fait il cherche la communication avec l’autre. C’est certain qu’avec un traducteur automatique créé par l’intelligence artificielle, l’humain ne va pas voir dans quel intêret ni même comment il pourrait communiquer avec cet outil. Mais dans le cas de l’IAg c’est totalement différent. Pour utiliser l’IAg il faut s’adresser à lui, il faut lui communiquer une demande à l’aide de notre language écrit ou verbal. Puis l’IAg réponds de manière écrite ou verbale avec une voix qu’on peut nous même adapter à nos besoins. Il y’a un échange écrit et/ou verbal entre l’utilisateur et son IAg.

Quelle est la différence entre la communication d’un humain à un autre humain et la communication d’un humain à l’IAg ? Wao. Il devient de plus en plus difficile de ne pas se perdre dans tout ça. L’IAg ne deviendrait-il pas un peu plus qu’un outil neutre inanimé ?

Et puis au fond de nous, on en a des questionnements existentiels ou très intimes que nous n’arrivons pas à partager avec les autres humains. Nous sommes un peu perdu avec nos reflexions et on aurait certainement besoin d’éclairages et de conseils. Pourquoi ne pas en parler à l’IAg ? Elle, au moins, elle ne nous jugera pas et elle répondra à toutes nos questions. Enfin, si tel est bien le cas que l’IAg ne soit pas programmée par ses créateurs pour nous mener dans telle ou telle direction.

Quoi ?! Sommes-nous vraiment prêt à demander conseil à IAg en terme de relations sociales avec nos proches ?

Après tout, est-ce bien grave que l’intelligence artificielle générative devienne notre confidente, l’être intime avec qui ont peut partager tous nos secrets et recevoir des réponses toujours bienveillantes et structurées ?

J’ai envie ici de faire un appartée sur une expérience que j’ai vécu. Quand j’étais ingénieur biomédical j’ai travaillé pour une start up qui développait un jouet robot pour les enfants autistes. L’objectif est d’aider l’enfant à apprendre à communiquer avec l’humain en utilisant le jouet robot. Pour cela, le jouet robot est utilisé comme objet intermediaire entre l’enfant et le parent. De plus, le robot proposait à l’enfant différents jeux éducatifs basées sur la méthode comportementale ABA (Applied Behaviour Analysis) qui permet de prendre en charge des enfants autistes. Mon rôle dans ce projet était d’aller rencontrer aux Etats-Unis les différents utilisateurs du jouet c’est à dire: les enfants autistes, leurs parents ainsi que tous les professionnels qui accompagnent ces enfants particuliers. C’est ainsi que je suis entrée dans des institutions allant des écoles américaines avec très peux de moyens puis des écoles privées et des associations très couteuses pour les enfants particuliers. J’ai été dans les foyers de parents aux niveaux sociaux divers et variés. J’ai également suivit une formation pour les parents qui souhaitent communiquer avec leur enfant particulier par le biais de la méthode ABA. Au bout de 2 mois, je ne croyais plus du tout en les bienfaits de ce jouet robot. Bien avant même de communiquer avec qui que ce soit, l’enfant autiste a surtout besoin d’une présence humaine attentionnée et bienveillante. Cette hypothèse m’a été confirmé quelques années après, quand, une fois musicothérapeute je suis intervenue dans des associations et institutions spécialisées dans l’autisme. L’enfant autiste est extrêmement sensible et sa pureté d’âme demande tellement a être respecté. Le mieux que j’ai fait pour ces enfants est de les regarder dans les yeux, de les considérer tels qu’ils sont, c’est à dire des êtres exceptionnels et merveilleux et d’être dans la présence, tout simplement.

L’IAg même si elle réponds à toutes nos questions, mêmes les plus personnelles, elle ne répondra jamais à un de nos besoins fondamental: la présence humaine. Et au lieu de chercher toujours à comprendre avec notre mental on ferait mieux de prendre soin les uns des autres.

Avec l’IAg une ligne rouge est franchie. Nous sommes en train de toucher aux fondations de notre humanité. L’IAg s’imisce dans la sphère du lien à l’autre et des intéractions sociales. Alors, oui, je pense que ça mérite de prendre le temps de se poser autour d’une table et de discuter des conséquences de l’utilisation de l’IAg sur l’humanité.

Le positionnement des utilisateurs face à l’IAg , une illusion ?

J’ai fait un deuxième constat concernant les utilisateurs de l’IAg que j’observe. Ils se positionnent, en effet, tous, en défendeurs de cette technologie. Comme si l’esprit parasite s’était installé confortablement dans l’espace de leur capacité de prendre des décisions, de penser et de discerner. Les utilisateurs de l’IAg sont maintenant aveuglés et font allégeance à leur maître.

A ce jour, je n’ai vu aucun de ces utilisateurs de l’IAg remettre en question cette technologie. Ils la défendent, point.

Les arguments sont souvent les mêmes : cet outil me fait gagner énormément de temps, c’est très rapide et, donc, je peux me concentrer à des choses beaucoup plus importantes à la place, j’ai pu découvrir pleins de choses que je ne savais pas avant, ça m’aide dans tous les domaines de ma vie même dans ma communication avec des gens de mon entourage…

Les utilisateurs de l’IAg mentionnent également que c’est un outil, il faut seulement apprendre à l’utiliser. C’est à nous de faire de cet outil ce que l’on veut. Et là, pour moi il y a un piège béant dans lequel des utilisateurs de l’IAg tombent. De ce que je constate, l’IAg a un impact sur le cerveau humain. A force d’utilisation, les fonctions cérébrales humaines se cristallisent et se sclérosent comme pour ce qui est de ce que j’ai déjà mentionné précédement c’est-à-dire la créativité et la mémorisation. Il y a des connexions neuronales qui ne se font plus et d’autres qui sont carrément détruites. L’utilisateur de l’IAg n’utilise plus la puissance et la diversité de son complexe neuronal qui maintenant s’appauvrit. Non, l’humain se concentre sur une tâche très spécifique: écrire une instruction pendant que le reste de son cerveau s’éteinds. Et vous pensez que cela ne va pas impacter la capacité de l’humain à réfléchir, à prendre des décisions et à discerner ? Biensûr que ça a un impact sur son système. L’humain devient encore plus facilement manipulable et influençable. Et si seulement les concepteurs de l’IAg avant comme intention de mener l’humain dans une direction qui ne lui est pas vertueuse ?

Les utilisateurs de l’IAg m’ont aussi souvent exprimé que l’IAg est un outil et qu’avec tout outil on peut faire le bien ou le mal. Si on décide de faire le bien alors on fera le bien avec l’IAg. Selon moi il y’a un gros bémol à ajouter: est-ce que l’IAg est un outil qui a été créé dans l’intention d’être vertueuse pour l’humanité ?

Je vais donner un exemple parlant. Une arme à feu est un outil. Vous allez me dire qu’avec une arme à feu on peut faire le bien ou le mal. Moi, je vous dirai que quelqu’un soit ce qu’on peut faire de cet outil, je ne l’utiliserai, point. Ce n’est pas parcequ’il existe que je vais l’utiliser même si demain tout le monde a une arme à feu chez lui. C’est mon choix.

Qu’en est-il des intentions des concepteurs de l’IAg ? Si leurs intentions sont, par exemple, de détruire des fragments de l’humanité grâce à cet outil en l’offrant gratuitement à la masse, pensez-vous rééllement que le fait que l’utilisateur final veuille faire le bien aura un réél impact bénéfique?

C’est une belle illusion de penser qu’on fait ce qu’on veut de l’IAg. Ce sont plutôt les concepteurs de l’IAg qui se rient de nous en voyant leurs utilisateurs penser qu’ils ont un quelconque pouvoir à ce sujet. Les concepteurs de l’IAg font bien ce qu’ils veulent de nous en nous baignant dans la séduction, l’illusion et la confusion et nous, nous noyons comme une grenouille dans une casserole qu’on réchauffe progressivement.

L’évolution de vie personnelle des utilisateurs de l’IAg, vers un piège de conscience ?

Enfin, en terme d’évolution personnelle, je constate que les utilisateurs de l’intelligence artificielle générative s’enferment dans un piège de consciences sans qu’ils ne le voit venir.

Je m’explique. A force d’utiliser l’IAg, les fonctions cérébrales de l’utilisateur s’attrophient ce qui est le cas pour les capacités de mémorisation, de créativité, de synthaxe, de rédaction mais aussi de réfléxion. Une part de la conscience semble être sous emprise. Le discernement est brouillé. Il devient compliqué pour l’humain de mener un raisonnement structuré. Je n’ ai pas encore vu les effets à long terme sur leur chemin de vie, pour celà il va falloir laisser le temps faire. On peut imaginer que l’utilisateur ne sera plus capable de rédiger un document ni même de s’exprimer à l’oral avec des phrases complexes. Je pressens, dans le moindre mal, un plafonnement de leur évolution de conscience qui aura évidement des impacts sur leur santé physique et psychique.

Voilà, voilà. Ce n’est pas joyeux. Une fois de plus nous sommes les cobayes d’une expérimentation à échelle mondiale. Rappelons nous que nous sommes sur Terre et non pas au pays des bisounours. Nous vivons une guerre spirituelle quotidienne. Pas besoin d’aller dans la boue des champs de bataille pour potentiellement perdre sa vie. Un simple consentement à des technologies démoniaques suffit à nous pousser vers cette voie.

Quel avenir ?

Quand j’ai vu l’apparition de l’intelligence artificielle générative dans le grand public je me suis dit que ce parasite était encore pire que la dernière injection proposée au grand public. Il est tout aussi invisible mais, en plus de ça, au lieu de faire peur et de nous diviser frontalement, cette fois l’IAg est séduisante et elle désagrege nos relations sociales de manière beaucoup plus vicieuse.

Ainsi, je n’ai aucun doute que notre humanité va de nouveau se diviser en deux. Qu’on le veuille ou non, les évènements feront que nous devrons à un moment ou à un autre nous positionner. Il y’aura ceux qui embrasseront l’IAg aveuglement. Et il y’aura les autres qui l’utiliseront avec extrême vigileance voir par du tout. L’avenir de ces deux humanités ne sera pas la même.

C’est une décision individuelle à prendre en conscience. Je pense qu’il est encore tout à fait possible pour les utilisateurs de l’IAg actuels de faire un pas en arrière. Ca peut être difficile mais certainement pas impossible. Et je ne parle pas d’arrêter d’utiliser l’IAg absolument. On peut l’utiliser de manière raisonnable et occasionnelle sans toute fois remettre certaines tâches exclusivement dans les mains de l’IAg. Ce qui peut être aidant c’est aussi de s’informer sur les conséquences de l’IAg. Beaucoup en parlent bien mieux que moi et surtout de manière beaucoup plus technique et pointilleuse. Ecoutez et lisez des sources avec des avis variés vous permettront de prendre de la hauteur sur ce sujet.

Et pour ceux qui n’ont jamais utilisé l’IAg directement, je vous conseille de continuer à garder vos distances, d’attendre patiemment tout en observant le comportement des uns et des autres et surtout continuez à vous informer en variant les sources et en faisant preuve de discernement.

Je vous souhaite de prendre soin de vous et de cultiver vos capacités d’observation et de discernement de la réalité dans laquelle nous vivons.

Juliette  

          

   

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