Le continuum mère-bébé

Publié le 11 août 2026 à 07:06

De la naissance vient la vie.

Et de l'essence de la vie naît une relation, celle de la maman et de son bébé.

Ce lien si fragile, si pur et si puissant à la fois façonne le présent et le devenir de notre humanité.

Comment prendre soin de ce lien et le nourrir sainement ?

C'est cette question que j’interroge ici.

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Cet exposé fait partie de l'exposition sonore et visuelle intitulée ‘ le continuum mère-bébé ‘ que j’ai élaboré avec l’intégration d'aquarelles, de photographies mais aussi de musiques, d'enregistrements sonores, de textes et de poèmes.

Une première exposition est prévue en septembre 2026.Toutes les informations sont disponibles sur page Facebook ici.

Si vous souhaitez à votre tour, accueillir cette exposition, n’hésitez pas à me contacter directement. 

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Chercher à comprendre l'essence de la vie : voilà ce qui me passionne.

Pourquoi notre société en est-elle arrivée où elle en est aujourd'hui ?

Comment fonctionne notre humanité ? 

Dans quelle direction va t’elle ?

Quels sont les mécanismes mis à l'œuvre pour que notre humanité se dénature et s'effrite ainsi ?

Qu’est ce qui fait notre humanité et quels sont les messages de sagesse ?

Voilà ce que j'essaye de comprendre, d'analyser et d'illustrer à travers mes partages. 

Est-ce que la naissance de l'humanité ne commence-t-elle pas par le lien entre là mère et son bébé ? Un lien d’attachement dont il faut nourrir et prendre soin.

Encore faut-il ne pas s'être perdu dans les 'on dit', les "il faut', les croyances et les jugements des uns et des autres.

L'important est de s'écouter, d'écouter ses intuitions et les messages de notre moi profond. C'est simplement dit, mais parfois nous sommes tellement perdus que le fait de s'écouter est devenu difficile. Nous sommes assaillis en permanence par des parasitages. Dès lors, comment écouter et discerner les messages de notre âme ? C'est un chemin à trouver ou à retrouver en soi.

Le continuum mère-bébé quésaco ? 

Dans le ventre de sa mère, le bébé a tout à disposition. Il est nourri, au chaud et en sécurité. Dans cet environnement enveloppant et stable ses besoins sont répondus en temps réel.

Une fois né, cet équilibre explose totalement. Bébé se retrouve à l'air alors qu'il était dans l'eau. La température change, l'alimentation n'arrive plus en continu et sa peau est au contact de matière variées. C’est un bouleversement. Tout est nouveau et intense.

Comment, dès lors, bébé peut-il se sentir en sécurité alors qu’il n'est pas encore prêt pour affronter cette nouvelle vie en autonomie ? 

Bébé a besoin de ses deux parents et surtout de sa maman, relation particulière que j'aborde ici. 

Le continuum mère-bébé consiste à écouter les signaux de bébé, à satisfaire ses besoins et à lui assurer un environnement qui lui permet de se sentir le plus en sécurité possible afin qu'il puisse évoluer à son rythme. 

Dès lors ou bébé n'est plus contenu dans le ventre de sa mère, l’action la plus intuitive de celle-ci est de le prendre dans ses bras. Dans les bras de maman, bébé est au chaud et enveloppé. Le monde entier peut changer, si bébé est dans les bras de sa maman, sa relation avec elle reste stable. Son environnement est stable.

C'est ainsi que le continuum mère-bébé consiste, en partie, à garder bébé le maximum en contact en peau à peau durant les premières semaines de sa vie. 

De manière pratique, il s'agit de mettre en place toute action qui permet de rester proche de son bébé en l'occurrence par le portage, l'allaitement ou le fait de dormir avec bébé.

Tout celà demande une organisation qui n'est pas forcément simple à mettre en place du fait de la structure de notre système. 

Déjà, la pression de devoir retourner travailler ampute la mère de sa volonté de rester tout prêt de bébé. Comment envisager de garder bébé en peau à peau et de l’allaiter quand au bout de 2,5 mois il faut retourner travailler, et, qu’en l’occurrence, les entreprises ne sont pas aptes à accueillir la mère et son bébé ?

Nous avons également cette tendance à utiliser des objets, certes pratiques, mais qui nous éloignent du bébé. Je pense ainsi à la poussette, au parc à jouets, au babyphone ou au lit à barreaux qui nous permettent de vaquer à nos affaires pendant que bébé reste en sécurité.

Une sécurité relative. Une sécurité d'apparence qui donne bonne conscience. Mais, pendant ce temps, bébé qui vient juste de naître et qui a un besoin essentiel : le contact proche avec sa mère, n'est pas répondu.

Et si on essayait de changer les choses ? 

Petit à petit, jour après jour, acte après acte.

Au lieu d'utiliser une poussette, pourquoi ne pas utiliser une écharpe de portage permettant de garder bébé en position ventrale ou dorsale ?

Pourquoi ne pas porter bébé dans notre dos pendant que nous faisons notre ménage ou la cuisine au lieu de le laisser seul dans un parc à jouets.

Bébé est bien plus intéressé par découvrir son environnement à travers le contact avec la peau de sa maman que de jouer seul avec des jeux dans un espace où il n’a pas d’interaction humaine. 

Est-ce une hérésie de penser que bébé a essentiellement besoin du contact avec sa mère ? Ou n'est-ce pas simplement physiologique et logique ?

J'ai déjà eu l'occasion d’observer un bébé de quelques mois dans son parc à jouets laissé seul avec la présence d’une télévision allumée pendant que sa mère, dans la pièce voisine, l’oeil et l’oreille attentifs faisait la cuisine. Alors oui, c'était absolument pratique et confortable pour la maman. 

N'aurait-elle pas pu attacher bébé dans son dos et faire la cuisine ? Pendant ce temps, bébé aurait vécu une proximité physique fondamentale pour lui tout en pouvant éventuellement observer sa mère en train de couper les légumes, faire cuire du riz ou laver la vaisselle. Il aurait pu aussi dormir tout tranquillement en se laissant bercer par les mouvements de sa mère en train de s’affairer à ses occupations.

  • Au lieu de donner le biberon pourquoi ne pas allaiter ? L’allaitement n'est-il pas une activité essentielle ? Un don de soi pur et vital pour le bien-être de bébé et de sa mère. Comment avons-nous pu être dépossédés de ce qui fait notre nature de mammifère ? 
  • Au lieu d'éloigner bébé la nuit dans un espace où il est seul, pourquoi ne pas dormir tout contre lui ? La nuit, peau contre peau, maman est la mieux placée pour répondre instantanément aux besoins de bébé. Est-ce que ça ne paraît pas être une évidence ? 
  • Au lieu d’habiller bébé les premiers mois de sa vie avec des body qu’on lui aurait offert, pourquoi ne pas garder bébé nu et le placer directement contre notre peau. Ensuite, il suffit de se vêtir d’un grand pull ou d’un grand tee shirt qui recouvrent l'ensemble de ces deux corps.

Voilà quelques clefs pratiques très simples à mettre en place. Elles sont gratuites et facilement accessibles. Pourquoi ne pas les essayer ? 

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Encore faut-il avoir du temps. 

Encore faut-il prendre le temps.

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Dans beaucoup de cultures, la mère et son nouveau né vont vivre en contact très proche pendant une quarantaine de jours. Cette période s’appelle le mois d’or et elle correspond au quatrième trimestre. Le corps de la femme peut ainsi se remettre tranquillement de son enfantement grâce au soutien de la position allongée, de beaucoup de repos et d’une alimentation restructurante. Aussi, c’est un temps d’accordage entre maman et bébé ou tous deux vont rester le plus possible en contact peau à peau. Les visites seront minimales et toute la tribu, ou tout du moins le papa, veillera à combler les besoins matériels tels que la préparation des repas, le ménage etc.

En s’autorisant à vivre ce quatrième trimestre, la maman laisse la place à la mise en place du continuum mère-bébé.

Si la mère pouvait écouter son corps profondément, pensez-vous qu'il dirait “j'ai gardé en moi pendant 9 mois 24h sur 24 ce petit-être et maintenant qu’il vient juste de sortir de moi et c’est, je vais logiquement le mettre à à distance en le faisant dormir dans une pièce voisine".

Bien-sûr que notre corps ne dirait pas ça.

Il dirait plutôt: " je veux garder bébé tout prêt de moi. Je veux sentir mon bébé et je veux qu'il me sente. Je veux respirer son odeur et sentir sa chaleur. Je veux que mon bébé respire mon odeur et qu’il sente ma chaleur. Je veux qu’il sache que je suis là en chaque instant dans cette immense transition de vie qui est son incarnation. Contre moi, c'est la meilleure place pour que je puisse le rassurer, le nourrir et l'accompagner en temps réel dans sa globalité. Je suis sa protectrice et je sais ce qui est bon pour lui. Je veux être là pour lui seconde après seconde alors qu’il vient de vivre un basculement aussi intense que celui de la naissance. Je veux qu’il sente que je suis son pilier et son ancrage. Je suis l'être qui veille sur lui et je l’aime. Bref, je suis sa maman. "

C'est naturel pour une mère de vouloir garder son bébé contre elle le plus possible pendant les premiers mois. C’est physiologique et tout individu qui s’oppose à cela trahit l’humanité.

Toute distance que nous pouvons opérer à ce moment-là est en vérité contre nature et destructrice.

Si une mère ne ressens pas ce besoin physique essentiel d'être proche de son bébé, parce que malheureusement cela existe, c'est qu'il y a un problème. Et, je souligne et j'insiste sur le fait que le problème, ce n’est pas la mère. La mère fait comme elle peut avec ce qu’elle a. Par contre, si elle n’a pas cet acte envers son bébé de recherche de contact, c'est qu’il y a un problème. Les causes peuvent être multiples et complexes et souvent naissent d’un accouchement traumatique ou d’un traumatisme récent ou ancien non traité.

Aussi, si notre système tout entier ne reconnaît pas le besoin fondamental du contact entre la mère et son père et qu’elle ne met rien en place pour le soutenir, c'est qu'il y a un problème.

Et , l suffit de s’intéresser un temps soi peu à la façon dont les mères donnent actuellement naissance dans un bon nombre de structures hospitalières pour se rendre compte qu’il y a un problème.

C’est une réalité aujourd'hui : certaines mères n'arrivent pas à garder bébé près d'elles pendant les premières semaines.

C'est un fait également qu’au bout de 2,5 mois on demande à la mère de retravailler et donc de s'éloigner de bébé. 

C'est gravissime.

*

C’est parce qu'un bébé a reçu en abondance la sécurité affective et physique, c’est parce que sa mère à répondu à ses besoins immédiats et qu'elle lui a apporté sa présence en chaque instant où il en a besoin que bébé va pouvoir grandir et explorer le monde. 

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C’est parce que bébé sait qu'il a un point d’ancrage fort, un lieu où se trouver en sécurité quoi qu’il arrive qu’il va partir à l’aventure. Son besoin de contact physique intense des premiers mois va s’estomper progressivement, de manière naturelle pendant que sa confiance en lui ne cessera de grandir. Et quand il en sentira le besoin ou l’urgence, bébé viendra se blottir contre sa mère pour retrouver la sécurité.

Si le bébé est privé de cette expérience dans les bras, il va chercher à la retrouver et à la combler plus tard. Un vide qui n’a pas été rempli, cherchera toujours à l’être quoi qu'il arrive.

Privé enfant, du bien-être d’exister tout simplement en sécurité et dans l’amour, l’adulte cherchera à le combler comme il peut. Et si la tribu n’est pas saine et harmonieuse, la façon de combler cette privation sera déviante. Je pense aux addictions, aux relations malsaines, à l’accumulation de bien matériels, à la dépendance affective mais aussi à la recherche de plaisir insatiable. Bref, il y a de quoi être dépressif et malheureux.

Comment devenir adulte si l'expérience de l’enfance n’a pas été complète ? 

Comment être bien heureux si nous n'avons pas connu le bien-être pendant les premiers instants de notre existence ? 

Ainsi, par ce manque que nous avons vécu nous restons des enfants dans des corps d'adultes. Nous avons des responsabilités d’adultes alors que nous sommes toujours des enfants.

Comment cela est-ce compatible ? Est-ce de la folie ?

Ne serait-ce pas une aubaine pour des personnes qui souhaiteraient nous manipuler et nous emmener dans une direction qui ne correspond pas forcément à notre vraie nature ?

Le fait d’éloigner bébé de sa mère et les conséquences délétères que cela entraîne peuvent-elles être profitables à un système qui inverse tout ? Ainsi plus personne ne s'étonnerait d'évoluer dans un système dit "démocratique" et qui est en réalité tout à fait totalitaire. 

Cette perte de contact avec la réalité pourrait-elle être voulue par un système faisant ainsi de nous des individus psychotiques facilement manipulables ? 

Pourrions-nous devenir des êtres n'ayant même plus conscience de ce qu’est le bonheur ?

Pourrions-nous ainsi nous prétendre heureux alors qu’en réalité nous ne le sommes pas ?

Nous pouvons basculer et revenir vers de la cohérence. 

Alors oui, je sais, nous ne sommes pas aidés car, comment transmettre l’amour et la sécurité quand nous-même, nous ne l’avons pas vécu ? C’est en ce sens qu’un travail intérieur est important comme il l’est tout autant de s’informer, de chercher à comprendre et de discerner l'environnement dans lequel nous évoluons.

Et face à ce labeur, l’indulgence est la clef. Nous faisons tous comme nous pouvons. Et si tout le monde semble fou, nous avons la capacité individuelle d’agir au moins sur nous-même. À chacun de faire sa part de colibris et d’arroser son propre jardin. Personne d’autre ne le fera pour nous. C’est notre responsabilité personnelle. Et si nous ne prenons pas notre responsabilité alors c'est notre pouvoir personnelle que nous donnons à d’autres et c’est ainsi que nous restons dans un état déviant d'adulte enfant.

J'ai choisi maintenant de vous partager les extraits d'un livre "le concept du continuum" de Jean Liedloff. Cette lecture saisissante complète particulièrement bien tout ce que j'ai exprimé jusqu'ici.

J’espère que cette lecture vous permettra de vous reconnecter à l'essence de la vie pour ensuite acter dans la matière la simplicité d'être et d'aimer.

Extraits du livre "le concept de continuum de Jean Liedloff 

Extrait 

"La période juste après là naissance est la partie la plus impressionnante de la vie extra-utérine. Ce que le bébé rencontre alors va déterminer sa perception de la vie. Les impressions ultérieures ne pourront que compléter, dans une plus moins large mesure, son opinion première, celle qu'il s'est forgée lorsqu'il ne connaissait rien encore du monde extérieur. Jamais plus il n'aura d'attentes aussi inflexibles. Le changement au sortir de son cocon est gigantesque mais, comme nous l'avons déjà vu, le bébé vient au monde, paré pour le grand saut de l'utérus aux bras de la mère."

Extrait 

"Le bébé est plus vulnérable qu'un adulte face à ses expériences parce qu'il ne peut associer des impressions à des expériences antérieures.

Pour un bébé se trouvant dans l'utérus ou dans les bras de sa mère, ne pas percevoir l'écoulement du temps ne pose aucun problème : il se sent tout simplement bien. En revanche, pour un bébé laissé dans un berceau, l'incapacité d'alléger ses souffrances par un peu d'espoir - notion relative au temps - est peut-être l'aspect le plus cruel de son supplice. Ses pleurs sont dénués d'espoir, bien que le rôle soit de réclamer un soulagement. Au fil des semaines et des mois, au fur et à mesure que sa lucidité s'amplifie, le bébé devient capable de ressentir une vague d'espoir. Pleurer devient alors une action associée à une réponse, négative ou positive. Mais l'éveil de la notion du temps ne lui est pas d'un grand secours lors de ces longues heures d'attente. Le manque d'expériences fait paraître le temps intolérablement long au bébé dont les besoins restent insatisfaits."

Exrait

" Il ne peut pas comprendre que "maman revient dans deux minutes" lorsqu'elle le laisse seul. Pour lui, le monde se met à tourner de travers et ses conditions de vie sont intolérables. Il entend et accepte ses propres pleurs, mais bien que sa mère, un autre enfant ou un adulte en connaissent la signification intemporelle, le bébé, lui, ne la connaît pas. Il les ressent seulement comme une action positive visant à rétablir le bon ordre des choses. Mais si on le laisse pleurer trop longtemps, si la réaction qu'il veut susciter n'a pas lieu, ce sentiment disparaît, cédant la place à une désolation extrême où il n'y a ni temps ni espoir. Lorsque sa maman revient prêt de lui il se sent tout simplement bien. Il ne se souvient pas qu'elle s'est absentée ni qu'il a pleuré. Il est relié à nouveau au fil de sa vie et son environnement répond à ses attentes."

Extrait 

" Il n'a pas été préparé à un saut plus grand et encore moins à se retrouver dans le néant, la "non-vie", perdu dans un panier rempli de tissu ou dans une boîte en plastique sans mouvement, sans son, sans odeur ou sans sensation de vie. Le déchirement violent du continuum mère-enfant - continuum qui s'est intensifié au fil du temps passé dans l'utérus - peut dès lors, et on le comprend, engendrer une dépression chez la mère et une agonie chez le nouveau-né.

Sous la peau exposée pour la première fois, chaque terminaison nerveuse a un besoin extrême de l'étreinte attendue. Tout son être, toute sa nature indiquent que sa place est dans les bras de sa mère."

Extrait : 

"La période juste après là naissance est la partie la plus impressionnante de la vie extra-utérine. Ce que le bébé rencontre alors va déterminer sa perception de la vie. Les impressions ultérieures ne pourront que compléter, dans une plus moins large mesure, son opinion première, celle qu'il s'est forgée lorsqu'il ne connaissait rien encore du monde extérieur. Jamais plus il n'aura d'attentes aussi inflexibles. Le changement au sortir de son cocon est gigantesque mais, comme nous l'avons déjà vu, le bébé vient au monde, paré pour le grand saut de l'utérus aux bras de la mère."

Extrait 

"Chez les humains, contrairement à la plupart des autres espèces, il faut que ce soit la mère qui s'attache à son bébé. Un bébé humain est en effet trop fragile pour suivre quelqu'un et pour maintenir le contact avec sa mère autrement qu'en le lui signalant quand elle ne réussit pas à répondre à ses attentes.

Cet élan d'attachement, d'une importance vitale, est enraciné si profondément dans la mère humaine qu'il passe avant tout ce qu'elle peut ressentir d'autre. Peut importe son état de fatigue, sa faim, sa soif ou toute autre préoccupation motivée par un égoïsme naturel, son seul désir est d'allaiter et de conforter ce petit étranger pas très joli. S'il n'en était pas ainsi, nous n'aurions jamais survécu à ces centaines de milliers de générations. 

L'attachement, ou le lien, provoqué par la séquence d'événements hormonaux lors de l'accouchement doit avoir lieu immédiatement, sinon il est trop tard. 

(...) 

Que se passe-t-il si on empêche l'attachement d'avoir lieu, si on enlève le bébé alors que la mère est censée le caresser, le porter vers sa poitrine, dans ses bras et dans son cœur ou si la mère subit trop l'effet de médicaments pour vivre pleinement cet attachement ?"

Exrait : 

" Le sentiment que ressent un enfant porté est un sentiment de plénitude ou d'essentielle bonté. La seule identité positive qu'il puisse connaître, étant l'animal qu'il est, est basée sur le principe qu'il se sent bien, bon et le bienvenu. Sans cette conviction, tout être humain est handicapé par un manque de confiance, de spontanéité, de grâce et par l'ignorance du sens global de son identité."

 

Au plaisir de partager,

Juliette 

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